Tissu industriel : Une avancée mesurée en pleine conjoncture
Key Takeaway





| Points Clés | Détails |
|---|---|
| Reprise inégale | Des secteurs comme la chimie et l’agroalimentaire se renforcent, tandis que d’autres comme l’automobile montrent des signes de faiblesse. |
| Taux d’Utilisation des Capacités (TUC) | Se maintient à environ 75% dans le secteur manufacturier. |
| Défis d’approvisionnement | 29% des entreprises rencontrent des difficultés avec les matières premières. |
| Perspectives d’avenir | Anticipation d’une amélioration dans certains secteurs, malgré les préoccupations financières. |
Un paysage économique contrasté
Entre signes de reprise et vulnérabilités, l’industrie marocaine a passé un 3e trimestre aux dynamiques variées. Certaines branches manufacturières connaissent une croissance, tandis que d’autres enregistrent un ralentissement notable, soulignant ainsi la fragilité d’un tissu productif encore soumis à des tensions d’approvisionnement et des difficultés financières.
Alors que l’économie nationale vise à affermir sa reprise dans un contexte international incertain, l’enquête réalisée par le Haut-commissariat au plan (HCP) pour le 4e trimestre 2025 esquisse les traits d’un paysage industriel en demi-teinte.
Performance du secteur manufacturier
Le secteur manufacturier, emblématique de l’activité économique, semble retrouver un souffle modéré, porté par quelques branches particulièrement dynamiques. Cependant, certaines continuent d’accuser des signes d’essoufflement. Les évaluations des dirigeants d’entreprises, qui illustrent le bilan du 3e trimestre et les perspectives du dernier trimestre de l’année, mettent en lumière une reprise partielle, délicate mais à la réalité tangible, soutenue par des niches de résistance.
Industrie manufacturière : Un trio gagnant
Chimie, agroalimentaire, et matériaux sont en plein essor. D’après la note du HCP, la production dans ce secteur aurait progressé, soutenue par ces trois branches clés :
- Industrie chimique
- Industrie alimentaire
- Fabrication de produits minéraux non métalliques
Ce trio compense la baisse observée dans l’industrie automobile et la fabrication d’équipements électriques. La chute dans l’automobile est d’autant plus surprenante, étant donné que cette filière était auparavant un moteur emblématique de l’industrialisation marocaine.
Emploi et perspectives
L’emploi dans le secteur reste stable, avec un TUC estimé à 75%. Près de 29% des entreprises signalent des difficultés d’approvisionnement, notamment pour les matières premières. La trésorerie est un sujet de préoccupation pour de nombreuses sociétés, 20% des dirigeants se disant en situation financière difficile.
Pour le 4e trimestre, les chefs d’entreprise anticipent une augmentation de la production, en mettant l’accent sur un redressement prévu de l’industrie automobile et une poursuite de la dynamique dans l’industrie chimique et alimentaire.
Analyse des secteurs extractif et énergétique





Phosphates en hausse, tensions dans l’énergie. Le secteur extractif a vu une progression grâce à une hausse de la production de phosphates, tandis que les prix de vente ont également augmenté, bien que l’emploi ait diminué.
En ce qui concerne l’énergie, une dynamique ascendante a été observée dans la branche de la distribution d’électricité, gaz, vapeur et air conditionné, avec des prix en hausse et une diminution des effectifs. Les prévisions pour le dernier trimestre indiquent un probable ralentissement.
Construction : Regain d’activité
Le secteur de la construction se distingue par un certain dynamisme durant cette période. La reprise dans le génie civil et les travaux spécialisés booste l’activité, même si la construction de bâtiments stagne. Les carnets de commandes semblent normaux et l’emploi est en hausse.
Cependant, 20% des entreprises signalent des difficultés d’approvisionnement, et 21% des dirigeants témoignent d’une situation de trésorerie difficile.
Conclusion
L’enquête du HCP révèle une économie marocaine où la reprise s’installe, soutenue par des branches industrielles résilientes, malgré des fragilités persistantes telles que les difficultés de trésorerie et les tensions d’approvisionnement.
Section FAQ
Quelle est la situation actuelle du secteur manufacturier ?
Le secteur montre des signes de reprise, mais certaines branches souffrent encore de ralentissements significatifs.
Quelles sont les principales préoccupations des entreprises ?
Les entreprises signalent des difficultés d’approvisionnement et des préoccupations financières.
Quels secteurs sont en pleine croissance ?
L’industrie chimique, l’agroalimentaire et la fabrication de matériaux non métalliques sont en forte expansion.
Quelles sont les prévisions pour le 4e trimestre ?
Une augmentation de la production est anticipée, surtout dans l’automobile mais aussi dans la chimie.












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