Paiements Électroniques : Goodbye Monopole, Bonjour Nouveau Paradigme Monétaire
Key Takeaway





| Points Clés |
|---|
| Libéralisation du marché des paiements électroniques |
| Fin du quasi-monopole du CMI |
| Nouveaux acteurs autorisés dès mai 2025 |
| Objectif d’atteindre 700 milliards de dirhams d’ici 2030 |
Une nouvelle ère pour les paiements électroniques au Maroc
Après plus de deux décennies de domination du CMI, le Maroc entre dans une période inédite concernant son paysage monétique.
Historique du marché des paiements électroniques
Le marché des paiements électroniques a longtemps gravité autour du CMI, qui baignait dans un quasi-monopole concernant les paiements par carte et les terminaux de paiement électronique (TPE). **Cette structure centralisée**, conçue pour promouvoir les paiements numériques, touche un tournant majeur aujourd’hui.
Libéralisation historique du secteur
En septembre 2024, le Conseil de la concurrence a mis fin à la domination du CMI, lançant ainsi une libéralisation significative du secteur. Le Maroc fait face à un double défi :
- Transformer cette ouverture en une concurrence bénéfique pour les acteurs économiques.
- Assurer la stabilité et la sécurité de l’écosystème monétique.
Nouvelles dispositions et implications
Le 31 octobre 2024, le Conseil a publié la décision n°152/D/2024, **permettant aux établissements de paiement (EDP)** de commencer à opérer en mai 2025. Cette décision entraîne également la cession des contrats d’adhésion des commerçants par le CMI à de nouveaux acteurs, avec pour objectif de stimuler la **concurrence et de réduire les coûts**.
Réaction du CMI et de l’écosystème
Le CMI a innové en lançant le « Casablanca payment agreement » pour développer un écosystème monétique « ouvert et inclusif ». Selon le CMI, **plus de 200 millions d’opérations** ont été traitées en 2024, avec une majeure partie en « sans contact ». L’objectif à long terme est ambitieux : atteindre **entre 500 et 700 milliards de dirhams** de paiements électroniques d’ici 2030.
Enjeux pour l’écosystème





Malgré un cadre législatif, la **réalité de la concurrence** doit encore être concrétisée. Plusieurs établissements de paiement ont lancé leurs offres, mais les résultats restent peu visibles.
Avantages et défis pour les commerçants
- Possibilité de frais d’acquisition inférieurs.
- Meilleure intégration numérique.
- Nouveaux services comme le paiement QR et les wallets.
Consommateurs et inclusion financière
Pour les consommateurs, l’objectif est d’encourager l’adoption des paiements électroniques, contribuant ainsi à une **meilleure inclusion financière**. L’État doit assurer une régulation efficace pour accompagner cette libéralisation.
Défis à surmonter
Le nouveau parcours vers des paiements électroniques plus inclusifs attire des défis notables, notamment :
- La viabilité économique et la réduction des coûts.
- L’interopérabilité de la plateforme technique.
- La sécurité des transactions.
Conclusion : Un avenir prometteur mais graduel
Le Maroc s’engage dans une transformation significative de son modèle économique lié aux paiements électroniques. Bien que l’ouverture du marché soit un signal positif, une **montée en maturité** des acteurs et une intégration systémique sont nécessaires.
FAQ
1. Qu’est-ce que le CMI ?
Le CMI est le Centre Monétique Interbancaire qui a dominé le marché des paiements électroniques au Maroc.
2. Quand les nouvelles réglementations entreront-elles en vigueur ?
Les nouvelles réglementations entreront en vigueur le 1er mai 2025.
3. Quels sont les objectifs de la libéralisation ?
Les objectifs incluent la réduction des coûts de transaction et l’amélioration de l’inclusion financière.
4. Quelles sont les attentes pour 2030 ?
Atteindre un volume de paiements électroniques de 500 à 700 milliards de dirhams.












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