Nouveau tournant du marché : le paiement électronique entre dans une ère révolutionnaire
Key Takeaway





| Points Clés | Détails |
|---|---|
| Fin du monopole | Le 1er mai 2025 marque la fin du monopole du CMI sur le marché des paiements. |
| Nouveaux acteurs | Des établissements de paiement peuvent désormais entrer sur le marché. |
| Amélioration des services | Cette libéralisation vise à stimuler la concurrence et l’innovation. |
| Respect des délais | Le succès dépend du respect des engagements par le CMI. |
Un Changement Historique
Le 1er mai 2025 a marqué la fin d’un monopole historique détenu par le CMI. Pour la première fois, des établissements de paiement concurrents peuvent entrer dans un marché longtemps verrouillé. Cette libéralisation, attendue depuis longtemps, est orchestrée par le Conseil de la concurrence dans le but de transformer en profondeur l’écosystème de l’e-paiement au Maroc, où la culture du cash est encore prédominante.
Une Révolution de l’E-commerce
Ce changement, discret mais historique, révèle un véritable tournant dans le domaine de l’e-paiement. Le monopole du Centre monétique interbancaire (CMI) a pris fin, permettant à de nouveaux opérateurs de participer à un secteur jusqu’alors exclusivement dominé par ce dernier. Ce tournant est le résultat d’une longue procédure menée par le Conseil de la concurrence, visant à briser la position dominante du CMI face à la digitalisation.
Basculement et Réforme





Une refondation du paysage électronique se dessine. Cette ouverture réglementaire permet d’améliorer les conditions tarifaires pour les commerçants, et de renforcer l’utilisation du paiement digital dans une économie encore largement dominée par le cash.
Ce basculement, inédit, intervient dans un contexte de transformation rapide des habitudes de consommation au Maroc, favorisé par des crises comme celle du COVID et la montée des acteurs fintech. Cependant, ce changement comporte des défis considérables.
Processus de Libéralisation
Une réunion ayant eu lieu le 13 mai entre le Conseil de la concurrence, Bank Al-Maghrib, le CMI et les établissements de paiement a permis d’évaluer la mise en œuvre de cette libéralisation complexe. La réussite de ce processus fonde l’avenir du paiement numérique dans le royaume.
La Fin d’une ère pour le CMI
Le CMI doit désormais revoir en profondeur son rôle. Les établissements de paiement autorisés sont en mesure de proposer des services d’acquisition, rompant avec des décennies de centralisation. Cela impose au CMI d’adopter une position de plateforme technique de traitement, au service de l’ensemble des acteurs du marché.
Engagements du CMI
- Transfert des contrats commerciaux vers les nouveaux acquéreurs dans un délai d’un an.
- Arrêt de toute prospection commerciale sur ce segment.
- Mise en place d’un programme de conformité.
- Accès transparent à ses infrastructures.
Une Dynamiques En Cours avec des Défis
Le CMI a déjà pris des mesures pour accompagner la croissance de l’e-paiement, malgré un usage encore limité comparé à l’importante infrastructure digitale disponible. Le Maroc compte près de 20 millions de cartes bancaires et seulement 216 millions de transactions en 2024, montrant un écart significatif.
Rachid Saihi, directeur général du CMI, a mentionné des leviers tels que la digitalisation de l’administration et l’essor du e-commerce pour remédier à cette situation.
Un Avenir à Reconstruire
Cette réforme annonce une nouvelle ère pour le secteur, empêchant l’enclavement technico-commercial au profit de la concurrence. Toutefois, le Conseil de la concurrence continuera de surveiller la situation jusqu’au 1er novembre 2025.
Une Plateforme Ouverte.
Avec cette transformation, le CMI devient une plateforme ouverte, tandis que les banques redéfinissent leur rôle en tant que facilitateurs. Il est essentiel de voir si cette dynamique parviendra à surmonter les dernières résistances culturelles face à l’adoption du paiement numérique, une alternative prometteuse dans un monde encore dominé par le cash.
FAQ
Qu’est-ce que la libéralisation du marché des paiements?
C’est l’ouverture à de nouveaux acteurs dans un secteur précédemment dominé par le CMI.
Pourquoi est-ce important pour le Maroc?
Pour stimuler la concurrence, l’innovation et l’utilisation du paiement digital.
Quels sont les défis à relever?
Assurer la conformité au nouvel environnement réglementaire et améliorer l’adoption du numérique.
Comment cela affectera-t-il les utilisateurs?
Les utilisateurs bénéficieront d’un accès facilité à des services de paiement meilleur marché et plus innovants.












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