Monnaie Numérique de Banque Centrale : Badr Bellaj Évoque les Réalités de la Phase R&D et les Doutes sur son Avenir

Monnaie Numérique de Banque Centrale : Badr Bellaj Évoque les Réalités de la Phase R&D et les Doutes sur son Avenir

Key Takeaway

Points Clés
Le Maroc reste prudent concernant les CBDC.
Différents modèles de e-dirham sont à l’étude.
Les implications de sécurité et d’inclusion sont primordiales.

Analyse de la situation du e-dirham au Maroc

Badr Bellaj
Expert en blockchain

La position du Maroc face aux CBDC
Alors que de nombreux pays avancent dans l’adoption des monnaies numériques, le Maroc fait preuve de prudence. La Banque centrale demeure préoccupée par les implications **technologiques**, **réglementaires** et **économiques** de cette transition. La question demeure : le pays fera-t-il le pas vers cette innovation ?

Risques liés à la désintermédiation

Quelles conséquences pour les dépôts ?
L’e-dirham serait une MNBC (monnaie numérique de banque centrale) à usage public. Deux modèles principaux sont à considérer :

  • Modèle direct : les utilisateurs détiennent un compte à la Banque centrale.
  • Modèle proche de l’existant : les banques gèrent la relation client.

Les enjeux restent similaires à l’actuel système, mais l’e-dirham serait distinct de la monnaie scripturale. Des **plafonds de détention** pourraient être mis en place pour limiter l’impact tout en garantissant la convertibilité. La phase de **R&D** est donc nécessaire pour éviter des surprises lors du déploiement. Si l’e-dirham est **programmable**, cela pourrait diminuer le risque de ruée bancaire.

Modèle d’inclusion financière

Quel choix pour le e-dirham ?
Deux modèles sont envisageables pour faciliter l’inclusion financière :

  • Modèle token-based : le dirham devient une monnaie numérique équivalente à des espèces.
  • Modèle account-based : s’inscrit dans une logique de compte bancaire, similaire à la monnaie scripturale.

Le modèle token-based est souvent plus sûr et traçable, tandis que l’arbitrage final doit tenir compte des contraintes spécifiques à la **Banque centrale**.

Architectures de distribution du e-dirham

Quelles approches pour la distribution ?
Trois schémas architecturaux peuvent être retenus :

  • Modèle direct : la Banque centrale émet et distribue directement.
  • Modèle 2-tier : la Banque fixe les règles, laissant aux banques le soin de gérer les portefeuilles.
  • Modèle 3-tier : permet à la Banque centrale de conserver l’infrastructure tout en déléguant la distribution aux intermédiaires.

Les deux derniers modèles sont considérés comme les plus viables. Le modèle 3-tier peut être plus accessible pour les **fintechs** et répondre à des enjeux spécifiques, en favorisant la bancarisation des jeunes et en structurant un écosystème financier plus large.

FAQ

Qu’est-ce qu’un e-dirham ?

C’est une monnaie numérique potentiellement mise en place par la Banque centrale marocaine.

Quels sont les risques du e-dirham ?

Les principaux risques incluent la désintermédiation et la sécurité des dépôts.

Quels modèles de distribution existent pour le e-dirham ?

Il y a trois modèles : direct, 2-tier et 3-tier.

Pourquoi est-il important de prendre son temps ?

Pour analyser tous les impacts et éviter des surprises lors du déploiement.



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