Hydrogène vert : Anne Lapierre révèle pourquoi l’État marocain doit jouer un rôle clé sans financer la molécule
Key Takeaway





| Point | Détails |
|---|---|
| Engagement international | La transition énergétique fait face à des turbulences. |
| Objectif EnR | Cible de 60% d’énergies renouvelables d’ici 2050. |
| Rôle du Maroc | Capacité démontrée dans la réalisation de grands projets. |
| Infrastructure nécessaire | État indispensable pour les infrastructures portuaires. |
Introduction
Anne Lapierre
Elle est associée gérante du cabinet d’avocats Bracewell LLP à Paris.
Avocate spécialisée dans le secteur de l’énergie, elle analyse le parcours du Maroc dans sa transition énergétique, depuis l’ouverture du monopole de l’ONE jusqu’à son ambition autour de l’hydrogène. Elle examine les choix technologiques liés au projet Noor, ainsi que les enjeux de financement des grands projets écologiques et l’importance d’un engagement fort de l’État pour structurer le secteur de l’hydrogène. Un aperçu des enjeux techniques et réglementaires de la décarbonation dans un contexte global incertain.
1. Contexte international





État actuel de la transition énergétique
La transition énergétique est en pleine turbulence. Le retrait des États-Unis du Green Deal, associé à l’attitude de certains acteurs financiers, crée un bouleversement.
Conséquences du négationnisme climatique
Les États-Unis, sous l’administration Trump, avaient un engagement variable. Aujourd’hui, une dynamique de contestation climatique se fait jour, entraînant un ralentissement potentiel des investissements dans le domaine de la décarbonation.
2. Objectif d’énergies renouvelables
Cible des 70% d’EnR d’ici 2050
Bien que le but ultime soit de 70%, il est plus probablement réaliste d’attendre 60%. Les économies émergentes, notamment grâce à la compétitivité du solaire, seront les moteurs de cette évolution.
Rôle du Maroc dans cette démarche
Le Maroc est bien positionné, ayant prouvé sa capacité à réaliser de grands projets. Des étapes majeures telles que l’ouverture du monopole de l’ONE, les premiers appels d’offres de Masen, et le parc éolien de Tarfaya en témoignent.
3. Technologies et savoir-faire
Critiques du solaire à concentration (CSP)
Malgré les critiques sur le coût et les interruptions, le CSP était, à l’époque, le meilleur choix pour garantir une injection au réseau en soirée.
Transfert de compétences
Le modèle marocain, en ce qui concerne Masen, est original, assurant un accès constant aux décisions grâce à une participation de 25% dans les projets.
4. Projets hydrogène et viabilité économique
Conditions nécessaires
La filière hydrogène nécessite une intégration de trois éléments : production d’électricité verte, fabrication d’hydrogène et infrastructures d’exportation. Chacun présente des risques spécifiques qui doivent être mesurés.
Rôle de l’État
Bien que le financement direct de l’État pour la molécule ne soit pas essentiel, son intervention est cruciale pour les infrastructures portuaires.
5. Capacité installée vs mix réel
Distinction importante
La capacité installée est souvent confondue avec la quantité d’électricité réellement produite. En réalité, le Maroc est en avance sur ses objectifs, mais son mix électrique actuel n’atteint que 21%.
Conversion des objectifs
Une telle conversion serait certainement plus cohérente, comme le font de nombreux pays européens. L’important demeure que le Maroc avance malgré les défis.
FAQ
1. Qu’est-ce que le Green Deal?
Un ensemble de politiques de l’UE pour lutter contre le changement climatique.
2. Qu’est-ce que la concentration solaire?
Une technologie qui utilise des miroirs pour concentrer la lumière du soleil et produire de l’énergie.
3. Quelle est la priorité du Maroc en matière d’énergie?
Augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.
4. Pourquoi l’État doit-il intervenir pour les infrastructures?
Pour garantir des installations essentielles pour la transition énergétique.












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