Finance : L’Afrique prête à briser les chaînes des diktats externes !

Finance : L’Afrique prête à briser les chaînes des diktats externes !

Key Takeaway

PointDétails
AFIS 20234e édition à Casablanca, mettant l’accent sur le financement local.
Urgence économique300 millions de jeunes Africains à intégrer dans le marché du travail.
Croissance prévueMaroc à 4,8% en 2025, FMI prédit 4% pour l’Afrique.
Interopérabilité essentielleDévelopper des systèmes financiers harmonisés en Afrique.

African Financial Summit (AFIS) 2023

La 4e édition de l’African Financial Summit (AFIS) se déroule pour la deuxième fois à Casablanca, poursuivant l’élan initié l’année dernière. Cette initiative vise à répondre aux demandes croissantes de la communauté financière africaine pour une mobilisation accrue des ressources locales, essentielles au développement du continent.

Contexte économique

Après l’euphorie liée à la résolution du Conseil de sécurité concernant le Sahara, le Maroc se lance dans un nouvel enjeu. Sur le plan économique, le pays s’associe à ses pairs pour libérer le potentiel d’une Afrique souvent freinée par un manque de financement.

Lors de cette édition de l’AFIS, le slogan « Nous sommes notre propre capital » a été largement répété, symbolisant l’engagement du continent à s’appuyer sur ses ressources internes pour son développement.

Les chiffres clés de l’événement

  • Plus de 1.200 participants
  • Quarante pays représentés
  • Un appel à la transformation lancé il y a un an

Défis démographiques et économiques

La situation est critique. On estime que plus de 300 millions de jeunes Africains entreront sur le marché du travail dans la prochaine décennie, créant ainsi une forte pression pour offrir des opportunités d’emploi.

Makhtar Diop, directeur général de la SFI, souligne que ce dividende démographique présente des défis, notamment la nécessité de mobiliser l’épargne locale et attirer plus de capitaux internationaux.

Les perspectives de croissance

Malgré une atmosphère d’incertitude, le FMI prévoit une croissance africaine autour de 4% en 2025, tandis que le Maroc devrait atteindre 4,8%.

Réforme du financement africain

Une question crucial se pose : Comment transformer cette croissance en autonomie réelle pour les économies africaines ? Bien qu’environ 500 milliards de dollars soient épargnés chaque année, seulement 20% de cette somme est investie sur le continent.

Initiatives émergentes

Le PAPSS et le African Exchange Linkage Project sont des initiatives prometteuses visant à fluidifier les transactions financières et à renforcer l’intégration régionale.

InitiativeImpact attendu
PAPSSÉconomies annuelles jusqu’à 5 milliards de dollars.
African Exchange Linkage ProjectInvestissements croisés estimés à 48 milliards de dollars d’ici 2025.

Vers une finance intégrée

Progrès nécessaires : Renforcer la confiance entre États, assurer l’interopérabilité des systèmes financiers et favoriser l’audace dans la création d’outils financiers innovants sont cruciaux pour libérer le potentiel du continent.

Pérennité et résilience

La création d’instruments africains de garantie est essentielle pour diminuer les coûts de risque supportés par les entrepreneurs. En outre, la mise en place de mécanismes d’assurance régionaux est une priorité face aux dégradations climatiques et aux cyberattaques croissantes.

Blended finance : modèle marocain

Le Maroc, fort de ses partenariats public-privé, se positionne comme un modèle à suivre pour orienter les investissements vers des projets structurants.

Conclusion de Nadia Fettah Alaoui

«La souveraineté financière est un devoir collectif. L’Afrique ne doit plus être un continent de promesses, mais de preuves», affirme la ministre de l’Économie et des Finances.

FAQ

Qu’est-ce que l’AFIS ?

C’est un sommet financier africain visant à mobiliser des ressources pour le développement du continent.

Quels sont les enjeux principaux abordés ?

Intégration financière, création d’emplois, et autonomie économique sont au cœur des discussions.

Quelle est la croissance prévue pour le Maroc ?

Une croissance de 4,8% est attendue en 2025.

Comment l’Afrique peut-elle mobiliser son épargne ?

En améliorant l’interopérabilité de ses systèmes financiers et en favorisant les investissements locaux.



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