Croissance : Pourquoi les Activités Agricoles Perdents leur Influence dans la Conjoncture ?
Key Takeaway





| Points Clés | Détails |
|---|---|
| Économie nationale | Progression malgré le recul du secteur primaire |
| Investissement brut | Hausse de 15,3% |
| Ralentissement dans le secteur primaire | Recul de 4,7% de la valeur ajoutée |
| Demande intérieure | Essoufflement modéré, de 8,1% à 7,6% |
État de l’économie nationale
Moins dépendante du secteur agricole, l’économie continue de progresser malgré un fléchissement notable de ce secteur. C’est grâce aux services, aux projets d’infrastructure en cours, et à une demande intérieure relativement stable que la croissance reste dynamique. L’**investissement brut**, en particulier, croît de **15,3%**, soulignant son rôle central dans cette évolution.
L’émancipation du produit intérieur brut (PIB) vis-à-vis de l’agriculture, **souvent affecté par le climat**, se renforce de trimestre en trimestre. Ce changement est mis en lumière par les derniers comptes nationaux, publiés par le **Haut-Commissariat au Plan**, qui montrent un ralentissement de la croissance, désormais alimentée par des sources extérieures à l’agriculture.
Impact du secteur primaire





Malgré cela, le secteur primaire enregistre une contraction significative de **4,7%**, avec une activité agricole en déclin de **4,9%**. Seule la pêche montre une légère amélioration de **0,8%**, après avoir connu un effondrement de **19,2%** un an plus tôt. **La contribution du secteur rural** à la croissance globale reste marginale, sans pourtant freiner l’élan économique général.
Le rôle du secteur tertiaire
Activités secondaires et tertiaires en plein essor
Les secteurs secondaire et tertiaire sont les principaux moteurs de la croissance. L’**industrie**, bien qu’en décélération, maintient une croissance appréciable de **4,9%** pour le quatrième trimestre 2024, par rapport à **6,9%** l’année précédente.
Performances des différents segments
- Branches extractives : +6,5%
- Branches manufacturières : +3,7%
- Travaux publics : +7%
- Services liés à l’eau, l’énergie, et l’assainissement : +5,7%
Les investissements dans les infrastructures, tels que les projets de **dessalement d’eau de mer**, jouent un rôle clé dans cette dynamique, témoignant d’une relance des chantiers et d’une demande stable pour les services de base.
Évolution du secteur tertiaire
Le secteur tertiaire progresse de **4,2%**, soutenu par plusieurs composantes clés. **L’hébergement et la restauration** enregistrent une **augmentation impressionnante de 12,8%**, surpassant les **8,2%** de l’année précédente. Les services administratifs et de commerce montrent aussi des performances notables, bien que certains segments comme les services financiers connaissent un ralentissement.
Ralentissement de la demande intérieure
La **demande intérieure**, autrefois considérée comme le moteur principal de la croissance, montre des signes d’essoufflement, avec une progression réduite de **8,1% à 7,6%**. Les dépenses de consommation des ménages augmentent de **4,1%**, en baisse par rapport aux **5,1%** de l’année précédente.
Cette situation indique une **érosion du pouvoir d’achat**, malgré des prix relativement stables. À l’inverse, les dépenses des administrations publiques augmentent de **4,8%**, ce qui témoigne d’un soutien budgétaire important.
Tensions inflationnistes et équilibre économique
Les dernières données sur les prix montrent un ralentissement de l’inflation, avec le PIB se chiffrant à **6,2%** contre **8,4%** l’année précédente. Cette baisse est représentative d’une hausse modérée des prix, limitée à **2,5%**, nettement inférieure aux **4,2%** observés en 2023.
Malgré cette décélération, des **fragilités structurelles** demeurent, avec des prévisions préoccupantes concernant le financement. Le revenu national brut disponible connaît une croissance de seulement **5,8%**, insuffisante face à des besoins grandissants.
FAQ
Quel est le taux de croissance de l’investissement brut ?
Il est de **15,3%**.
Comment le secteur primaire a-t-il évolué ?
Il a enregistré un recul de **4,7%**.
Quelles sont les performances du secteur tertiaire ?
Il a progressé de **4,2%**.
Y a-t-il des signes de ralentissement de la demande intérieure ?
Oui, elle est passée de **8,1% à 7,6%**.












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