Agroalimentaire : Pourquoi le Made in Morocco Stagne-t-il en Afrique ?
Key Takeaway





| Points Importants |
|---|
| Concurrence des prix : Les prix des produits marocains sont jugés trop élevés par rapport au pouvoir d’achat local. |
| Manque de présence sur le terrain : Un besoin d’une empreinte commerciale plus forte en Afrique. |
| Opportunités d’expansion : Des marchés africains tels que la RDC et Madagascar sont encore sous-exploités. |
| Rôle de la diaspora : La diaspora pourrait catalyser le succès des exportations marocaines. |
Introduction
En dépit d’une réputation solide sur les marchés internationaux, les exportateurs marocains du secteur agroalimentaire n’arrivent pas à s’imposer en Afrique. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, tels qu’un modèle d’exportation encore orienté vers l’Europe, des prix peu en phase avec le pouvoir d’achat local, et une présence commerciale insuffisante.
Critiques lors de l’Agro Export Day 2025





Ce constat a été largement partagé lors de l’Agro Export Day 2025, événement majeur organisé par la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri) à Casablanca. Bien que le Maroc dispose d’atouts productifs reconnus, ses exportateurs peinent à capitaliser sur le potentiel africain.
Produits du quotidien
Particulièrement en Afrique de l’Ouest, des produits comme le couscous et les conserves sont bien perçus. Cependant, les disparités de prix constituent un frein important à la croissance du Royaume dans cette région.
Problématiques tarifaires et présence locale
« La qualité marocaine est irréprochable, mais le coût pose problème », souligne Serge A. Soglo, PDG d’ACI-Bénin. Pour lui, cette situation compromet la capacité des produits marocains à s’imposer sur ces marchés. Une solution pourrait résider dans une présence physique accrue.
Importance de la proximité
- Un agent commercial dédié peut améliorer la distribution.
- Une implantation locale permettrait d’atténuer l’écart de prix et d’augmenter les ventes.
Risques et préparation
Le développement à l’international s’accompagne de divers risques, notamment politiques et économiques. « Un acheteur peut être solvable mais incapable de payer en raison d’un manque de devises », précise Hicham Zaki, directeur général de SMAEX.
Marchés sous-exploités
De nombreux pays africains, tels que la RDC et Madagascar, offrent un potentiel de demande inexploré. La position favorable du Maroc sur le continent pourrait servir d’outil pour renforcer son commerce.
Valorisation de la diaspora
La diaspora marocaine représente une ressource précieuse, encore peu utilisée. Pour Serigne Mansour Gaye, président de la Chambre de Commerce UK–Sénégal, « la diaspora peut devenir une locomotive du Made in Morocco ». Un soutien diplomatique accru pourrait dynamiser cette dynamique.
Défis dans l’agroalimentaire
Le secteur agroalimentaire pèse de plus en plus dans les exportations, avec un chiffre d’affaires atteignant 191 milliards de dirhams. Cependant, seulement 20% de ces ventes ciblent l’Afrique, alors que ce marché est décrit comme un débouché « naturel ».
Demande pour le Made in Morocco
Sur le marché britannique, l’opportunité est présente, mais aucune marque ne s’affiche vraiment comme étant « marocaine ».
Conclusion
Le manque d’audace des marques à se présenter authentiquement sur le marché international constitue un obstacle à leur succès.
FAQ
Quels sont les principaux défis pour les exportateurs marocains ?
Les prix élevés et le manque de présence sur le terrain sont des défis majeurs.
Que pourrait améliorer la situation ?
Une présence locale renforcée et des partenariats avec la diaspora.
Quels marchés africains sont prometteurs ?
Des pays comme la RDC et Madagascar montrent un potentiel de demande sous-exploitée.
Quelle est la part de l’Afrique dans les exportations marocaines ?
Seulement 20% des exportations agroalimentaires marocaines visent le continent africain.












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